Lorsque l'on frappa à la porte, la matinée était déjà bien entamée. Callisthène ouvrir lentement un oeil, puis l'autre. La chambre était inondée de lumière, perdue dans ses pensées, elle avait
oublié de fermer les volets. Son père entrouvrir la porte.
Il va falloir que tu te lèves, Cali, nous avons beaucoup de choses à faire aujourd'hui.
Une petite voix ensommeillée émergea des couvertures.
J'arrive... laisse moi encore cinq minutes s'il te plaît.
Il n'insista pas et descendit préparer le petit déjeuner. La jeune fille s'étira longuement dans son lit, en baillant. Complètement éblouie, elle ne parvint à ouvrir les yeux qu'une fois assise.
Elle tendit l'oreille. Une mélodie étouffée, douce et mélancolique, lui parvenait depuis le rez-de-chaussée. Elle se leva, rassembla ses cheveux en pagaille en un chignon désordonné, et
descendit. Un bol de chocolat brûlant l'attendait sur la table. Son père se tenait là, debout au beau milieu du salon, une tartine à la main, une tasse de café dans l'autre. Il avait l'air aussi
peu réveillé que sa fille.
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