Après cette journée passée dehors, Callisthène se sentait poisseuse, elle avait besoin d'une douche pour se détendre. La salle de bain était une petite pièce exiguë à l'étage, dans laquelle un
adulte pouvait à peine se tenir debout. La jeune fille laissa tomber ses vêtements sur le sol et se glissa dans la petite baignoire blanche. L'eau tiède ruisselait sur sa peau meurtrie par
le soleil, lui arrachant un petit gémissement. Elle fredonnait doucement les paroles d'une chanson en se tortillant sous l'eau, projetant une multitude de petites gouttelettes à
travers la pièce. Ses longs cheveux noirs, gorgés d'eau, s'étiraient jusqu'au creux de ses reins. Elle essora soigneusement sa chevelure et posa prudemment un pied nu sur le
carrelage froid. Une flaque se formait lentement à ses pieds tandis qu'elle s'essuyait. Ses vêtements sale, maculés de terre, gisaient non loin de là. D'un coup de pied, elle les
repoussa.
Elle croisa son regard dans le miroir et resta immobile un instant, intriguée par son reflet. Son visage s'était nettement affiné dernièrement, elle se reconnaissait à peine. Elle se mit sur
la pointe des pieds pour détailler sa silhouette. Ses hanches s'étaient élargies, la cambrure de son dos s'était nettement dessinée. Elle gonfla le torse, rejetant les épaules en arrière, le
menton arrogant. Sa poitrine était à peine esquissée, à son grand désespoir. Elle soupira, dépitée. Comme pour beaucoup de jeunes filles de son âge, l'accession à la féminité
passait tout d'abord par ce signe ostentatoire. Elle n'avait pas conscience que les autres transformations de son corps, ses longues jambes graciles, ses poignets fins et sa démarche souple
et féline étaient tout aussi importants.
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